ATTIFER
1°Parer Elle aime à attifer sa petite fille.
2°Fig.
Ils attifent leurs mots, enjolivent leurs phrases, RÉGNIER, Sat. IX.
3°S'attifer, v. réfl. Cette femme aime à s'attifer.
Ce verbe est familier, et a quelquefois une teinte d'ironie. Il s'est dit principalement autrefois de la parure de la tête.
XVe s.
Nonobstant que les dames y soyent bien parées et bien attiffées, et que moult de belles en y ait, Bouciq. IV, ch. 7.
XVIe s.
Qu'elle se pare et attiffe de mes despouilles, YVER, p. 539.
Tu ne viendras es mains d'une mignonne oisive, Qui ne fait qu'atifer sa perruque lascive, RONS. 186.
À et l'ancien français tiffer ; piémontais, tiflè ; anc. angl. tife, parer la tête ; du flamand tippen, couper le bout des cheveux.
ATTIFER. - ÉTYM. Ajoutez : Voici un exemple du simple tifer : XIVe s.
Et li a paroles nuncées Et decevables et tiffées, MACÉ, Bible en vers, f° 90, verso, 1re col.